Description
Elements d'informations complémentaires disponibles dans l'onglet "Documents" (Statuts société, fiche d'informations clés sur l'investissement (FICI), note d'investissement).
L'activité
Biom Innov est née d'un constat : l'offre de protection des cultures disparaît plus vite que la demande. Les fongicides représentent 51 % d'un marché français de 2,6 milliards d'euros, dont les volumes ont reculé de 36,3 % depuis 2008. En vigne, le réexamen conduit par l'ANSES en 2025 n'a renouvelé que 2 produits à base de cuivre sur 34, alors que le cuivre est le seul fongicide minéral autorisé contre le mildiou en agriculture biologique. Dans le même temps, les pathogènes développent des résistances aux produits conventionnels, qui perdent en efficacité.
La société développe des produits de biocontrôle à partir d'un extrait végétal unique, doté d'un triple mode d'action : il fragilise le pathogène, active les défenses naturelles de la plante et préserve son microbiote. Son ambition est de proposer aux agriculteurs des produits à performance, utilisation et coût équivalents aux solutions conventionnelles.
La technologie a été découverte puis brevetée chez Gaïago, où Aude Bernardon-Méry dirigeait la recherche. Biom Innov a été créée le 14/01/2025 à Saint-Malo pour l'exploiter sous licence exclusive mondiale, avec le studio d'investissement AgriLife Studio comme co-fondateur. Cinq années de travaux antérieurs expliquent le niveau de maturité atteint dès la première année d'existence. La société est devenue société à mission en septembre 2025.
L'offre
Biom Innov compte deux produits en développement réglementaire :
- • BIV342, en application foliaire : pulvérisé avec le matériel standard de l'exploitation, il cible le mildiou et l'oïdium de la vigne, avec un usage potentiel sur la septoriose du blé. 27 essais au champ en vigne, efficacité de 70 à 80 %.
- • BIV446, en traitement de semence : appliqué avant le semis pour protéger le système racinaire dès la levée, il cible le mildiou du tournesol. 10 essais au champ, efficacité de 50 à 80 %.
Trois autres extraits (BIV343, BIV344 et BIV345) ciblent la septoriose du blé, première maladie du blé tendre en France, pour laquelle aucune solution de biocontrôle n'existe aujourd'hui sur la seconde application. Ils sont issus de la plateforme BioControl Explorer, créée avec UniLaSalle et l'École de Chimie de Rennes pour identifier, valider et formuler de nouveaux actifs.
Le prix visé est de 40 € par hectare traité sur le mildiou de la vigne et de 25 € sur l'oïdium, au niveau des solutions conventionnelles. Le produit s'utilise sans changement de pratique d'application ni chaîne logistique particulière.
Trois axes majeurs pour l'offre Biom Innov :
- Une efficacité au niveau des références conventionnelles, avec un risque de résistance réduit grâce au triple mode d'action
- Un prix aligné sur le marché, là où les autres solutions de biocontrôle sont jugées trop chères ou peu pratiques
- Un modèle de valorisation par les grandes firmes de la protection des plantes, qui assurent la mise en marché sous leur marque, Biom Innov conservant la recherche, la formulation et le dossier d'autorisation
L'expertise de Biom Innov
L'expérience :
L'équipe dirigeante a déjà conduit ce chemin dans le biocontrôle.
Aude Bernardon-Méry, fondatrice et CEO, compte 25 ans d'expérience dans les biosolutions ; elle a obtenu l'autorisation de mise sur le marché de Vacciplant dans 12 pays et dirigé une équipe R&D et réglementaire de 20 personnes.
Guillaume Lefranc, directeur commercial, a été directeur général des Laboratoires Goëmar de 2018 à 2022, après quinze ans en binôme avec Aude Bernardon-Méry pour lancer de nouvelles technologies en France, en Europe et aux États-Unis.
Antoine Coutant, co-fondateur d'AgriLife Studio, cumule quarante ans d'expérience (Rhodia Food, Diana Naturals, Agrauxine, Lesaffre, Savencia Ingrédients, Go Capital) et a obtenu l'autorisation d'Esquive WP chez Agrauxine.
Ils s'appuient sur une équipe opérationnelle de six personnes couvrant la chimie, la recherche, le réglementaire, l'agronomie et la finance.
Le réseau de partenaires :
Six leaders de la protection des plantes se sont engagés avec la société, avec quatre accords de transfert de matériel signés en 2026 ; trois d'entre eux testent déjà BIV342 et une lettre d'intention est en préparation.
Sur le plan scientifique, un comité réunit des chercheurs d'UniLaSalle, de l'École de Chimie de Rennes et d'INRAE.
Un comité technique, composé du directeur et de l'expert biocontrôle de l'Institut Français de la Vigne et du Vin, de deux viticulteurs et de deux distributeurs, assure la validation des produits sur le terrain.
L'écosystème :
Biom Innov est implantée au parc Atalante à Saint-Malo, au cœur d'un bassin de sociétés de biosolutions (Goëmar, Gaïago, Groupe Roullier) dont ses dirigeants sont issus, et où les compétences en formulation, en réglementaire et en accès au marché agricole sont rares et concentrées.
La société est membre de France Biocontrôle, qui porte auprès des agences françaises et européennes la réduction des délais d'évaluation.
La proposition de valeur :
Sur un marché où 75 molécules fongicides ont été perdues ces dernières années ou sont appelées à disparaître, Biom Innov apporte une alternative efficace, au prix du marché et adaptée à la chaîne logistique de l'agrofourniture. Son extrait étant traité comme une substance active unique, un seul dossier d'autorisation couvre l'ensemble de ses bioactifs : 7 à 10 ans et 3 à 4 M€, contre 10 à 15 ans et plus de 10 M€ pour un produit de synthèse.
La société a levé le verrou habituel des extraits végétaux, l'identification et la quantification des actifs, et la biodégradabilité rapide de l'extrait est confirmée. Le contexte réglementaire est porteur : l'Union européenne a classé le cuivre parmi les substances candidates à la substitution, et le paquet Omnibus en préparation vise à accélérer les autorisations de biocontrôle.
Chiffres clés
- • Le marché français de la protection des plantes représente 2,6 milliards d'euros, dont 51 % de fongicides
- • Le biocontrôle représente 304 M€ de ventes en France en 2025, en croissance moyenne de 6,2 % par an depuis 2018
- • 6,1 milliards de dollars de chiffre d'affaires mondial du biocontrôle en 2021
- • 215 M€ de marché adressable par Biom Innov : vigne (145 M€), tomate (67 M€) et tournesol (2,5 M€)
- • 37 essais au champ en conditions agriculteurs en Europe, avec 70 à 80 % d'efficacité sur le mildiou de la vigne
- • Un brevet socle visant 39 pays, exploité sous licence exclusive mondiale
- • Autorisation européenne attendue en 2029 - 2030, premiers revenus d'up-front dès 2028 (1 M€ sur 2028 et 2029)
- • Un tour de 2 M€ sur une valorisation pre-money de 4,6 M€, dont 500 000 € apportés par AgriLife Studio et 1,5 M€ via Gwenneg
La société investie
BIOM INNOV
Création : 14/01/2025
Siège : Parc Atalante, Odyssée B, 7 allée Métis, 35400 Saint-Malo
Immatriculation : 939 657 284 R.C.S. Saint-Malo
Activité : Identification de principes actifs et de leurs mode d'action, mise au point de formulations, fabrication et commercialisation de ces biosolutions ayant pour objet de favoriser le développement des plantes et de les protégrer des agressions extérieures sans détériorer l'environnement et la santé des Hommes.
Capital : 1 666,00 €
La répartition du capital actuelle et après investissement
Table de capitalisation prévisionnelle après opération :
Prévisionnel d'activité
Elements d'informations complémentaires disponibles dans l'onglet "Documents" (statuts holding, statuts société, Fiche d'Informations Clés sur l'Investissement (FICI), Note d'investissement).